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Midterms 2026

La presse en Belgique, en Allemagne, en Israël et en Égypte lit différemment l'annonce de Trump sur l'aide à Israël le jour de l'élection

Les journaux voient dans l'annonce faite le jour de l'élection une manœuvre électorale, un choc pour Israël ou un déplacement au sein de l'alliance.

Le président américain Donald Trump a annoncé le 3 novembre 2026, jour de l'élection, lors d'un entretien téléphonique avec la chaîne Fox News, la fin à la fin de l'année de l'aide militaire à Israël d'environ 4 milliards de dollars américains par an. Les journaux de plusieurs pays s'intéressent surtout au moment choisi. Leurs lectures divergent.

Belgique : un moment incompréhensible. La Libre Belgique qualifie l'annonce, faite à 18:17 CET, de coup de tonnerre en pleine élection du Congrès. La chercheuse Elvire Fabry, de l'Institut Jacques Delors, y explique que cela ne rapporte plus de voix à Trump si tard. « Le timing est incompréhensible et décalé ». Elle y voit plutôt un signal adressé à l'Iran.

Allemagne : pas un hasard. Dans une dépêche dpa publiée sur t-online à 18:46 CET, Yaakov Katz, ancien rédacteur en chef du Jerusalem Post, écrit que la publication le jour de l'élection n'est pas un hasard. Trump part apparemment du principe qu'elle aidera les républicains dans des courses serrées au Sénat. La dépêche mentionne aussi de vives critiques de l'opposition israélienne à l'encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

Israël : la surprise. Le Times of Israel rapporte que des responsables des finances et de la défense ont été pris par surprise. Un haut responsable de l'appareil de défense a déclaré à la chaîne Kan : « We did not expect this announcement, certainly not today » (nous ne nous attendions pas à cette annonce, certainement pas aujourd'hui). Le journal renvoie à un sondage Quinnipiac de juin, selon lequel 48 pour cent des électeurs américains et 66 pour cent des démocrates jugent les États-Unis trop favorables à Israël. Dans l'entretien, Trump a cité le candidat démocrate Abdul El-Sayed, du Michigan.

Égypte : un déplacement, pas une rupture. Sada Elbalad lit l'annonce comme le signe d'un différend croissant entre Washington et Israël au sujet de l'Iran. Selon le journal, cela ne signifie toutefois pas forcément que l'alliance se brise.

Ce sont des opinions des journaux. D'autres voix de l'étranger se trouvent sous Dépêches.

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